Veille juridique

Étiquetage des poissons et produits de la mer

Tout comme les viandes, les produits de la mer sont très encadrés par la législation en vigueur. Notamment en ce qui concerne la transparence des méthodes de production et de l’origine pour les consommateurs. Retrouvez toutes les mentions obligatoires pour les produits de la mer… Et en bonus un petit focus sur les dénominations commerciales des poissons.

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Étiquetage des poissons et des autres produits de la mer

L’étiquetage des poissons, mollusques, crustacés et autres produits de la mer est réglementé par le règlement UE n°1379/2013 du Parlement Européen et du Conseil du 11 décembre 2013. Cette loi est en application depuis le 13 décembre 2014.

Les mentions obligatoires dans l’étiquetage des produits de la mer

Le règlement concerne les poissons, algues, mollusques, et crustacés vendus au détail. Mais aussi les crustacés congelés non décortiqués, les brochettes ou tout autre présentation des produits concernés (produits ficelés ou bardés, plateaux de fruits de mer…).

Ces mesures ne concernent donc pas les conserves et les œufs de poisson, les produits cuits ou les produits transformés à base de poisson, crustacés et / ou mollusques. Voici les informations à présenter obligatoirement lors de l’étiquetage des poissons, mollusques et crustacés.

Informations sur le type de produit

  • La dénomination commerciale du produit, c’est-à-dire son nom vernaculaire (morue, coquilles saint jacques, crevettes, colin…) ;
  • Le nom scientifique de l’espèce vendue (nom latin) ;
  • Si le produit est fait à partir de poisson reconstitué, la mention « « reconstitué » doit apparaître.

Informations sur les méthodes de production et de capture

  • La méthode de production, c’est-à-dire si le produit a été « pêché » (sous-entendu en mer), « pêché en eaux douces » ou « élevé » :
  • La catégorie de l’engin de pêche utilisé, parmi les 7 catégories suivantes (listées dans l’annexe III du règlement 1379/2013) :
    • Sennes
    • Chaluts
    • filets maillants et filets similaires (trémails)
    • filets tournants et filets soulevés
    • lignes et hameçons
    • dragues
    • Casiers et pièges.

Vous pouvez donner volontairement d’autres informations, tant qu’elles sont vérifiables et ne sont pas trompeuses pour les consommateurs. Vous pouvez par exemple indiquer la date de capture, le port de débarquement, la zone d’élevage précise…

Les dénominations commerciales des poissons, attention à ne pas s’y perdre !

Certains poissons peuvent être commercialisés sous plusieurs noms. Cela peut rendre le consommateur confus. Voici donc une liste des poissons les plus courants ayant plusieurs noms commerciaux.

  • Le cabillaud, qui lorsqu’il est salé est commercialisé sous le nom de morue,
  • L’églefin et le haddock, le haddock étant de l’églefin fumé,
  • Le bar en Bretagne, le loup dans le Midi,
  • La plie et le carrelet,
  • Le merlu et le colin,
  • Le grenadier (bleu) et le hoki,
  • La lotte et la baudroie,
  • La lingue et la julienne,
  • Le germon et le thon blanc,
  • Roussette et saumonette. La saumonette est un nom générique pour désigner plusieurs espèces de requins lorsqu’ils sont pelés. Le plus souvent la petite roussette, mais aussi l’émissole tacheté et l’émissole lisse, l’aiguillat commun, la grande roussette et le requin hâ (aussi appelé milandre).

Plusieurs facteurs expliquent ces variations de nom lors de l’étiquetage des poissons. Cela peut être dû à la région de pêche, comme pour le loup, à la transformation subie, comme pour le haddock ou encore pour avoir un nom plus attractif qui facilite la vente. C’est par exemple le cas des petits requins qui sont vendus sous l’appellation saumonette.